Actualités

Toutes les actualités du groupement forestier Avenir Forêt sont répertoriées, illustrées et commentées en distinguant des thèmes selon les onglets ci-dessus. N'hésitez pas à commenter et nous faire part de vos impressions, souhaits ou demandes.

sam.

16

sept.

2017

Exploitation de la forêt de Saint-Denis-des-murs.

L'exploitation d'une partie de la forêt de St-Denis-des-murs s'est bien terminée avec une débardage par temps sec fin août.

 

Cette amélioration de la futaie de chêne accompagnée par le dispositif ADELI aura permis, au-delà des revenus générés, de favoriser les chênes d'avenir présents sur l'ensemble de cette forêt.

 

Un grand merci à Adrien COMBEAU (EURL ETF Combeau) qui a bucheronné cette coupe avec l'aide ponctuelle d'Alexis DUBERTRAND (Forêt Services), ainsi que le débardage attentionné d'Antonio MONTEIRO grâce à son porteur.

 

Adrien COMBEAU équipé depuis peu d'un débusqueur (skidder) se chargera d'exploiter les parties les plus pentues l'hiver qui vient.

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sam.

16

sept.

2017

Avenir Forêt a participé à la journée du patrimoine de l'arboretum de La Jonchère (87).

Avenir Forêt était présent à l'occasion de la journée du patrimoine au domaine du Vignau à La Jonchère Saint-Maurice.

 

Organisée par l'association Pierres et Arbres en partenariat avec l'ONF qui gère l'arboretum, cet évènement regroupait des amoureux du bois et des vieilles pierres en tous genres.

 

Nous avons pu y tenir un stand et faire un certain nombre de rencontres intéressantes.

 

Encore merci aux organisateurs qui ont du jongler avec une météo capricieuse.

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sam.

16

sept.

2017

Réalisation d'une piste forestière dans la forêt de Prunet

La gérance a fait réaliser une piste forestière d'exploitation de presque un kilomètre avec des tronçons en simple rénovation, d'autres en reprise d'anciens chemins abandonnés et d'autres enfin en ouverture avec deux passages busés.

 

Ce chantier d'une petite semaine a pu être mené à bien grâce au toujours excellent et très arrangeant Olivier Péchaud, entrepreneur de travaux publics basé à Polminhac qui a su faire avec le climat pour le moins variable de l'automne cantalien.

 

Cette piste nous permettra de desservir facilement les parties les plus difficiles du massif.

 

L'exploitation débutera au printemps/été 2018 afin de laisser reposer la piste un hiver.

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sam.

26

août

2017

Avenir Forêt fait découvrir les écosystèmes forestiers aux enfants du centre de loisirs de Donzenac (19).

Les enfants de tous âges du centre de loisirs de Donzenac ont pu s'initier à la forêt grâce à une série de séances sur le terrain.

Ces sorties réalisées en partenariat avec la Ludoferme de Donzenac leur ont permis d'aborder de manière sensible la vie d'un arbre (mime, toucher, jeu), le fonctionnement d'une forêt (rapport à la lumière, la vie dans le sol), le travail de gestionnaire forestier (marquage, chantier forestier) et les utilisations que les humains font des arbres au quotidien.

L'expérience a semble-t-il été très satisfaisante pour tout le monde et nous la prolongerons sans doute dans le futur.

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dim.

18

juin

2017

Une jeune fille autiste et naturaliste a pu explorer une des forêts du groupement.

Nous avons accepté une demande d'une famille afin de faire découvrir les écosystèmes forestiers de la forêt de Polminhac à leur fille autiste et férue de tout ce que la biodiversité peut recéler de merveilles.

 

Un week-end plein d'enthousiasme, de dépenses énergétiques et de grandes découvertes.

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lun.

29

mai

2017

Les Hauts-Parleurs invitent Avenir Forêt pour faire découvrir la sylviculture écologique

L'association des Hauts-Parleurs à Villefranche-de-Rouergue (Aveyron) a organisé une grande journée de découverte du monde forestier en général et de la sylviculture écologique en particulier.

 

A cette occasion, Avenir Forêt a pu emmener une trentaine de personnes sur le terrain à la découverte de parcelles forestières belles, variées et pédagogiques.

 

Le soir une petite présentation et un film ont permis de prolonger les débats dans une ambiance d'enrichissement mutuelle très stimulante.

 

Nous tenons à remercier tout particulièrement l'écologue et charpentier à l'ancienne Mathieu BONNEMAISON (basé sur la commune de La Bastide-L'évêque) pour avoir assumer l'organisation de cet évènement, pour son enthousiasme, sa générosité et pour le partage de ses connaissances naturalistes de terrain.

 

En bref, un très beau coin qui recèle de belles rencontres !

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mar.

02

mai

2017

Pierre DEMOUGEOT a suivi une formation d'abattage à l'école forestière de Meymac

Le gérant Pierre DEMOUGEOT a eu la chance de suivre une formation de trois jours de bucheronnage/abattage du 25 au 27 avril 2017 au CFPPA de Meymac (19).

 

Cette formation destinée aux professionnels a permis de valider ses compétences acquises au fil des ans en obtenant le "permis tronçonneuse" niveau 2 ou ECC2.

 

Lors de cette formation, l'accent a été mis sur les mesures et pratiques permettant d'abattre des arbres avec un maximum de sécurité.

 

Merci aux formateurs et aux autres candidats pour leur professionnalisme, leur bonne humeur et leurs conseils avisés.

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lun.

03

avril

2017

Avenir Forêt fait découvrir le monde forestier au centre agroécologique du Battement d'Ailes

Une dizaine de personnes ont pu être initiées aux écosystèmes forestiers et à la sylviculture irrégulière lors d'une journée de formation le dimanche 2 avril 2017 à Cornil (19).

 

Intégralement dispensée sur le terrain, cette initiation a abordé différents sujets essentiels à la compréhension des écosystèmes forestiers et de la sylviculture irrégulière : physiologie de l'arbre, composition et fonctionnement d'un écosystème forestier, gestion forestière régulière et irrégulière, dendrométrie, estimation d'une forêt, gestion du gibier par la chasse, mode de vente de bois, etc.

 

Les personnes présentes de tous âges étaient très intéressées et curieuses ce qui a permis à la formation d'être très riche en interactions, sans langue de bois.

 

L'après-midi s'est terminée par un marquage d'arbres à couper sur une parcelle voisine, la meilleure manière de se mettre en situation.

 

Merci au Battement d'Ailes qui s'ouvre ainsi pleinement sur le monde forestier et ajoute du coup une corde à son arc.

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mar.

28

mars

2017

Avenir Forêt rassemble 40 personnes pour son AG 2017 dans le Cantal

Quel formidable week-end on a passé !

 

40 personnes réunies autour d'une même idée de la forêt ont pu partager des moments inoubliables faits de discussions, de rencontres, d'échanges et d'émotions sous un soleil quasi-estival.

 

Le pilotage collectif du groupement, la récolte puis la plantation de plus de 300 plants, la visite de trois forêts, les repas en commun, la rencontre de belles personnes aussi différentes que riches en expériences et en compétences venues des 4 coins de la France ont permis de l'assemblée générale 2017 de combler les attentes de chacun et même un peu plus.

 

Vivement l'année prochaine !

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jeu.

16

mars

2017

Avenir Forêt fête la journée internationale des forêts en partenariat avec le Rotary Club et des écoles du sarladais.

En partenariat avec le Rotary Club de Sarlat Périgord Noir, Avenir Forêt a profité de la journée internationale des forêts pour sensibiliser les petits et les grands aux écosystèmes forestiers et à la sylviculture irrégulière, douce et proche de la nature.

 

Ainsi une trentaine de personnes ont pu échanger avec les gérants lors d'une conférence-débat qui s'est tenu au cinéma Rex de Sarlat.

 

Puis nous avons planté plusieurs des arbres avec les écoliers de Daglan (Dordogne).

 

D'autres écoles ont également participé à l'opération.

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dim.

05

mars

2017

Interview de l'exploitant forestier Adrien COMBEAU dans la forêt de Limoges.

Adrien Combeau travaille dans le sud-est de la Haute-Vienne et intervient actuellement sur 6 hectares de la forêt de Limoges en éclaircie.

 

Ils nous parle de son métier, de son rapport à la forêt et de sa manière de voir son action.

Merci à lui pour sa sensibilité à ce que nous faisons.

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dim.

05

mars

2017

Le plan simple de gestion de la forêt de Prunet est validé.

Le plan simple de gestion de la forêt de Prunet a été validé par le CRPF Auvergne.

Celui-ci est valable pour une durée de 20 ans.

L'instruction s'est bien passée et nous comptons rapidement se mettre à l’œuvre avec une coupe de 4 hectares cet hiver.

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sam.

18

févr.

2017

Julien Boudet notre stagiaire spécialiste des écosystèmes a mesuré la biodiversité potentielle de nos forêts

Julien Boudet est étudiant à l'école Valrance des métiers de la chasse et de la nature à Saint-Sernin sur Rance (Aveyron).

 

Il est en train de préparer le Brevet de Technicien Supérieur de Gestion et de Protection de la Nature (BTSA-GPN).

 

Dans ce cadre nous l'avons accueilli pendant trois semaines afin qu'il puisse estimer la biodiversité potentielle des habitats qui se trouvent dans nos forêts.

 

Julien qui se destine à la gestion des rivières a pu ainsi découvrir le monde de la gestion forestière en participant à un martelage et en approfondissant ses connaissances sur les ripisylves et l'exploitation forestière en lien avec l'eau (proche des captages d'eau ou lors de passages de cours d'eau).

 

Merci à julien pour sa motivation et sa bonne humeur.

L'indice de biodiversité potentielle (IBP) tient compte de 10 critères :

 

Les 7 premiers sont liés à la gestion forestière (IBP gestion et peuplement)

  • diversité des essences d'arbres autochtones
  • diversité des strates de végétation
  • Arbres morts sur pied (diamètre > 40cm)
  • Arbres morts au sol (diamètre > 40cm)
  • Gros arbres vivants (diamètre > 70cm)
  • Micro-habitats sur les arbres (cavités, fentes, champignons)
  • Milieux ouverts (lisères, clairières)

 

Les trois derniers sont liés au contexte du lieu (IBP contexte)

  • Milieux aquatiques (sources, mares, ruisseaux, lacs)
  • Milieux rocheux (éboulis, blocs, falaises)
  • Forêts anciennes (déjà présentes au 18ème siècle)

L'IBP débouche sur une note globale sur 50 points.

 

Nos forêts présentent une importante biodiversité potentielle avec des notes comprises entre 37 et 44.

 

L'application des préconisations de Julien, cohérentes avec notre cahier des charges, nous permettront d'améliorer ces habitats notamment en laissant des arbres morts au sol lors de nos prochaines exploitations.

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ven.

17

févr.

2017

Avenir forêt est à la Une du site de BoisLim : l'interprofession des métiers du Bois en Limousin

Chaque mois la lettre mensuelle de l'interprofession des métiers du bois en Limousin BoisLim mets à l'honneur une entreprise avec sa rubrique "zoom sur".

 

Celle du mois de février 2017 fait connaître Avenir Forêt auprès d'un public de professionnels.

Merci pour cette belle rencontre qui nous a enrichi notre connaissance de la filière et nous permettra certainement d'étendre notre réseau de partenaire en vue d'améliorer la commercialisation de nos bois.

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dim.

05

févr.

2017

Avenir Forêt réalisera une journée de découverte de la forêt dans le cadre du centre agroécologique du Battement d'Ailes

Le dimanche 2 avril 2017, Avenir Forêt étoffe encore un peu plus la déjà très complète programmation du centre Agroécologique du Battement d'Ailes situé à Cornil entre Brive et Tulle.

 

Cette journée permettra au grand public de s'initier à la biologie des arbres, au fonctionnement et à la biodiversité des écosystèmes forestiers ainsi qu'à la sylviculture douce et proche de la nature.

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jeu.

02

févr.

2017

Florent GIROUD-NADAUD, un stagiaire qui a déjà la fibre forestière.

Le groupement forestier Avenir Forêt a eu le plaisir d’accueillir Florent GIROUD-NADAUD, un stagiaire du BTSA de Mirecourt dans les Vosges.

 

Il nous a aidé à marquer des coupes, à élaguer, à faire des inventaires et à réaliser des plantations à Ussel et Polminhac sur une durée totale de deux mois.

 

Sa bonne humeur, son âpreté à la tâche et son enthousiasme de découvrir le monde de la forêt nous ont conquis.

 

Ingénieur d'Airbus en reconversion nous espérons qu'il trouve sa place dans le monde de la gestion forestière afin de concrétiser le bonheur qu'il a d'exprimer sa sensibilité au milieu des arbres.

 

 

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sam.

21

janv.

2017

Avenir Forêt passe sur France 3

A l'occasion du lancement du fond forestier en Limousin, les journalistes de France 3, rencontrés sur place, ont souhaité visiter une des forêts du groupement forestier Avenir Forêt.

 

Évidemment les propos tenus devaient être en lien avec l'évènement qui faisait l'actualité et ne sont pas, disons, très représentatifs ou cohérents avec l'esprit d'Avenir Forêt.

 

L'exercice de style a été en tous cas plutôt drôle à vivre.

 

Nous remercions le duo de jeunes journalistes qui ont pris le temps de s'aventurer en forêt pour y être sensibilisés à la futaie irrégulière.

 

Merci à l'excellent et sensible Adrien Combeau qui exploite notre parcelle en ce moment et qui a bien voulu se prêter au jeu.

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dim.

11

déc.

2016

Avenir Forêt est dans le magazine Happinez de décembre 2016

Les lecteurs du magazine Happinez vont avoir le plaisir de lire une brève à propos du groupement forestier Avenir Forêt dans le n°22 du mois de décembre 2016.

Le magazine bimensuel Happinez est actuellement vendu à 65.000 exemplaires, et présente une forte progression (+15%).

Et déjà plusieurs futurs associés.

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sam.

19

nov.

2016

Avenir Forêt participe à une tournée Prosylva sur le plateau de Millevaches

Malgré un temps pluvieux, la bonne humeur était de mise lors de ce rassemblement Prosylva axé sur l'irrégularisation des peuplements de Douglas.

Une trentaine de professionnels et de particuliers intéressés par la sylviculture douce, continue et proche de la nature ont pu échanger leur points de vues sur le terrain entre les communes de Royères de Vassivière et de Saint-Junien la Brégère situés dans la Creuse.

Le matin en forêt privée sur des plantations jamais éclaircies (25-35 ans) et l'après-midi en forêt publique appartenant à la communauté de commune de Bourganeuf-Royères de Vassivières gérée par l'ONF.
L'ouverture d'esprit des organisateurs a permis à un large panel de personnes de participer et de s'exprimer.

Nous avons aussi pu échanger "au chaud" avec un convivial et délicieux repas à "l'atelier" à Royères.
Un grand merci à Emelyne Faure, Bruno Gallion pour l'organisation.
Vivement la prochaine !

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mar.

04

oct.

2016

Interview à Radio Vassivière lors de la fête de la montagne limousine.

Les 24 et 25 septembre se tenait la deuxième édition de la fête de la montagne limousine à La Nouaille dans la Creuse sur le plateau de Millevaches.

 

Plusieurs centaines de personnes ont pu échanger et partager lors de week-end festif et militant.

 

Avenir forêt a tenu un stand, Susanne BRAUN a participé à la table ronde "Quel avenir pour la forêt sur le plateau ?" et Pierre DEMOUGEOT a été interviewé par radio Vassivière qui avait un studio mobile en plein air.

 

De belles rencontres, quelques nouveaux associés et beaucoup d'énergie pour la suite.

Un grand merci aux organisateurs !

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sam.

01

oct.

2016

Avenir Forêt fait partie des projets du mouvement des Colibris

Avenir Forêt a inscrit sa démarche dans celle du mouvement des Colibris lancé par l'agroécologiste Pierre Rabhi.


Ainsi nous figurons sur la carte des projets soutenus par leur site dédié: "La Fabrique".

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jeu.

22

sept.

2016

La revue "S!lence" parle d'Avenir Forêt

A l'occasion d'un dossier spécial (n° 449, octobre 2016) consacré à la forêt, la revue mensuelle nationale "S!lence" a parlé entres autres du groupement forestier Avenir Forêt.

Une belle occasion de se faire connaître auprès des 5.500 abonnés de cette revue écologiste, alternative, altermondialiste et non-violente basée à Lyon et qui existe depuis 1982.

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mar.

20

sept.

2016

Avenir Forêt présente la futaie irrégulière au Carrouège dans le Morvan

Le 27 août 2016, le groupement forestier Avenir Forêt était invité à l'éco-lieu "le Carrouège" situé près de Corbigny dans le Nièvre au cœur du Morvan.

 

Animé par l'association Adret Morvan, cette bâtisse chaleureuse abrite un café/restaurant, un magasin bio et propose des conférences, projections et débats sur divers thèmes dont la forêt.

Cet à l'occasion d'un "Café Forêt" que nous avons pu y présenter notre fonctionnement et notamment la gestion forestière appliquée dans nos forêts : la futaie irrégulière.

Une trentaine de personnes ont pu échanger sur le sujet et comprendre comment rentabilité peut rimer avec préservation des écosystèmes forestiers.

Le lendemain une poignée d'entre eux a poursuivi la discussion sur le terrain en visitant différentes parcelles du groupement forestier du chat sauvage qui est dans le même état d'esprit.

Un grand merci à toute l'équipe pour leur accueil et leur bonne humeur.

Longue vie au carrouège !

Powerpoint d'introduction à la futaie irrégulière
Présentation d'Avenir Forêt Adret Morvan
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lun.

12

sept.

2016

Avenir Forêt passe sur France Inter

Philippe Bertrand et l'émission "Carnets de campagne" font une halte en Dordogne. C'est l'occasion de parler un peu des forêts et de notre groupement forestier écologique.

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ven.

15

juil.

2016

Avenir Forêt participe à la fête de la transition

Le tout nouveau "collectif transitions du Périgord noir" a organisé le dimanche 10 juillet à Carsac (Dordogne) la fête de la transition.

Cet évènement a intéressé plusieurs centaines de personnes qui ont pu échanger sur une vingtaine de stand présentant tous à leur manière une alternative au modèle actuel de développement.

Avenir forêt y tenait un stand et a pu y faire de belles rencontres dont au moins un nouvel associé.

Des conférences et tables rondes ont eu lieu sur divers sujets :
- impacts de l'homme sur la rivière Dordogne,
- création d'une monnaie locale dans le sarladais,
- avenir des taillis de châtaignier et de la forêt du Périgord noir en général.

Avenir Forêt a pu lors de cette dernière conférence faire une présentation du groupement et aborder un certain nombre d'idées avec son franc parlé habituel sur la forêt, les écosystèmes et la filière forêt-bois.

Malgré la chaleur une cinquantaine de personnes ont suivi les débats et posé des questions pertinentes sur ce sujet central pour la biodiversité française.

programme Fete de la transition.pdf
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sam.

02

juil.

2016

Susanne BRAUN et Pierre DEMOUGEOT font découvrir les écosystèmes forestiers aux écoliers de Sarlat.

Les 8, 21 et 30 juin 2016, Pierre et Susanne sont intervenus auprès des 110 élèves de l'école primaire Sainte-Croix de Sarlat-la-Canéda en Dordogne (24) afin de les sensibiliser à l'arbre, à la forêt et aux écosystèmes forestiers en général.

Ainsi les écoliers de la très petite section de maternelle au cours moyen ont pu appréhender le fonctionnement des arbres en tant qu'êtres vivants, la forêt en tant que peuplement d'arbres et les écosystèmes forestiers en tant qu'habitat de la biodiversité forestière de manière ludique, artistique, théâtrale, expérimentale et scientifique.

Merci à tous les enfants pour leur enthousiasme et à tous les personnels/accompagnants pour leur gentillesse et leur disponibilité.

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jeu.

09

juin

2016

L'école forestière de Meymac effectue une sortie chez Avenir Forêt

La promotion 2015-2016 du Centre de Formation Professionnel et de Promotion Agricole (CFPPA) de Meymac-Neuvic a pu apprécier notre forêt d'Ussel et échanger sur nos modes de sylviculture et d'exploitation. Merci à eux et aux formateurs pour cette rencontre enrichissante.

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ven.

20

mai

2016

Obtention par la gérance du statut de gestionnaire professionnel (GFP)

Pierre DEMOUGEOT a obtenu le 12 avril 2016 le statut de gestionnaire forestier professionnel. Ce statut, délivré par la Direction Régionale de l'Alimentation de l'Agriculture et de la Forêt (DRAAF) sur avis technique du Centre Régional de la Propriété Forestière (CRPF), valide des compétences et une expérience en termes de gestion forestière. Ceci permet également de figurer sur la liste officielle des GFP de la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

Avenir Forêt se félicite de ce statut qui valide le sérieux du travail accompli et permet une reconnaissance officielle aux yeux du grand public.

Statut de GFP de Pierre DEMOUGEOT
Gestionnaire Forestier Professionnel.pdf
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Liste des gestionnaires forestiers professionnels de la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Liste régionale des GFP.pdf
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mer.

18

mai

2016

Assemblée générale 2016 à Ussel

La cinquième assemblée générale du groupement forestier Avenir Forêt s'est tenue les 14 et 15 mai 2016 à Ussel en Corrèze.

 

Une dizaine d'associés ont pu échanger sur les points à l'ordre du jour et affiner la stratégie du groupement.

 

Cette assemblée générale a également été l'occasion de visiter la coupe sélective de 4 hectares réalisée en début d'année et plus généralement le massif de près de 40 hectares de résineux mélangés en futaie irrégulière.

 

De plus, les associés ont aussi pu mettre la main à la pâte avec la plantation de 250 plants de sapin pectiné et de hêtre. Ces plants ont été prélevés sur le massif même et déplacés pour être replantés là où il y en avait besoin. En effet certaines zones présentent des fougères aigles dont la concurrence farouche empêche ou réduit fortement la régénération naturelle.

La gérance a aussi eu le plaisir d'accueillir une poignée de professionnels en tant qu'observateurs, tous sensibles à notre démarche : bucheron, formateur dans une école forestière, exploitant forestier, scieur mobile, futur gérant de groupement forestier familial. Leur présence a permis d'enrichir encore les échanges et de nouer des contacts précieux pour de futurs collaborations.

La gérance remercie tous les efforts consentis et se félicite de l'excellente ambiance dans laquelle s'est déroulée cette assemblée générale.
Vivement l'année prochaine !

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lun.

11

avril

2016

Fête des faucheurs du Lot

Avenir Forêt était présent à la fête des faucheurs du Lot qui s'est tenue les 2 et 3 avril dans le village du Bourg. Le groupement y a tenu un stand qui a vu passé plus de 3.000 personnes sur le week-end. Beaucoup de belles rencontres et de riches discussions forestières. Merci à l'organisation, compétente et conviviale.

Nous avons aussi fait un crochet par l'atelier associatif "l'Amis Bois" sur la commune voisine d'Assier qui présentait différents travaux originaux et divers (charpente, meubles, etc).

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lun.

08

févr.

2016

Exploitation d'une parcelle à Ussel

Le groupement forestier Avenir Forêt a fait réaliser sur 3,5 hectares une coupe de remise en état de la parcelle. Cette première coupe sanitaire et régénérative a permis de continuer l'irrégularisation du peuplement (âges et diamètres différents sur une même parcelle).


Le chantier s'est bien déroulé et a permis de limiter les impacts sur le sol grâce à l'établissement de cloisonnement d'exploitation (chemins fixes pour débarder les arbres). Aucun arbre n'a été blessé et le marquage voulu a été respecté. Ceci a été rendu possible grâce à la technicité et la sensibilité des intervenants : l'atelier vert (abattage) et Stéphane Dupré (débardage).

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mer.

06

janv.

2016

Rencontres du RAF autour de l'achat et de la gestion collective de foncier

Fin novembre le domaine St-Laurent à Cluny (71) a accueilli un atelier du réseau des alternatives forestières (RAF). Le groupement forestier Avenir Forêt y a été convié en tant que témoin afin de partager son expérience en termes d'achat et de gestion collective de foncier forestier. Ces quelques jours de travail en petits groupes thématiques ont permis d'échanger avec d'autres structures, chacune ayant ses particularités. De la bonne humeur, de l'ouverture d'esprit, des idées,  un cadre et un accueil remarquable nous ont permis d'étoffer notre réseau et même de faire la connaissance d'une personne qui nous a rejoint comme associé.

Deux émissions de Radio Zinzine ont été consacrées à cet atelier.

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dim.

13

sept.

2015

Abattage préventif de quelques arbres attaqués par des insectes à Ussel.

Quelques épicéas ont souffert de la canicule sur la forêt d'Ussel et ont donc été des proies vulnérables pour les scolytes ou bostryches (Ips typographus). Les larves se développent sous l'écorce et tue l'arbre en mangeant sa partie vivante (cambium).

Afin de prévenir une éventuelle propagation par l'envol de ces larves, nous avons du les faire abattre pour retirer l'écorce et tuer les larves. Un grand merci à M. Bonnière qui a bien voulu et de manière gracieuse nous rendre ce service au pied levé.

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dim.

13

sept.

2015

Rencontres avec le collectif de charpentiers à l'ancienne : CopeauXcabanas

Le 29 août 2015, le collectif de charpentiers à l'ancienne CopeauXcabanas installé aux Eyzies de Tayac (Dordogne) organisait une grande rencontre nationale d'échanges autour d'un chantier collectif de construction d'un abri pour la future forge du lieu.


A cette occasion les organisateurs ont eu la bonne idée d'associer des acteurs de l'amont de la filière forêt-bois et nous ont sollicité au travers du réseau pour les alternatives forestières (RAF) pour présenter la gestion forestière en général et le groupement forestier Avenir Forêt en particulier.

Nous avons donc fait une petite balade en forêt le matin avec une cinquantaine de personnes afin de s'immerger dans notre sujet. Une prise de son a été réalisée et est téléchargeable ci-dessous au format mp3.

sortie forêt matin.mp3
Fichier Audio MP3 50.7 MB

L'après-midi nous avons pu présenter le groupement lors d'une conférence devant une trentaine de personnes aboutissant à un débat constructif sur les circuits courts et les éventuelles collaborations directes entre propriétaires forestiers et utilisateurs. La présentation du groupement a pu être enregistrée en vidéo téléchargeable au lien ci-dessous.

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mer.

19

août

2015

Assemblée générale 2015 du groupement forestier Avenir Forêt

Le 25 juillet, une vingtaine d'associés du groupement forestier Avenir Forêt se sont réunis en forêt d'Aurillac pour l'assemblée générale annuelle. Dans une excellente ambiance, ils ont pu apprécié le travail effectué (piste, abri, martelage), discuter et définir les orientations pour les années à venir. Ces moments constructifs ont été un grand plaisir pour tous les participants. Vivement l'année prochaine ! (dans une autre de nos forêts).

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mer.

19

août

2015

Avenir Forêt participe à l'élaboration d'un guide d'aide à l'achat collectif de foncier forestier. Entretien et étude de  Marjolaine Boitard (RAF).

Marjolaine Boitard est géographe de formation, elle a intégré l'équipe du réseau des alternatives forestières (RAF) en début d'année. Elle y mène une large étude préfigurant l'édition d'un guide d'aide à l'achat collectif de foncier forestier. Dans ce cadre Avenir Forêt est une des structures sur lesquelles elle va s'appuyer.

Voici la partie concernant le GF Avenir Forêt et ci-dessous en téléchargement le mémoire universitaire.

Mémoire universitaire
Ce mémoire n'est pas une publication du Réseau pour les Alternatives Forestières. C'est un écrit universitaire qui préfigure à la réalisation d'un outil d'accès collectif au foncier forestier. C'est un document de réflexion qui n'a pour objectif d'être « opérationnel ». Il est librement diffusable. N'hésitez pas à contacter l'auteure : marjolaine@bollack.com
ProprietesCollectivesForets_Boitard_VF.p
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Annexes
Annexes_ProprietesCollectives_Forets_Boi
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Synthèse :

Pierre et Susanne sont un couple de gestionnaire forestier. Ils étaient ingénieurs forestiers et avaient envie de sortir du salariat, des logiques purement financières, d'être leur propre patron en vivant de la forêt. Leur objectif en créant ce GF était de permettre aux personnes qui ont de l'argent de pouvoir investir dans une valeur refuge gérée éthiquement et écologiquement : la forêt. «  Ainsi cette gestion se fera sur le long terme afin de réaliser un placement sûr et fiable de l’épargne tout en ayant une action utile et concrète sur l’environnement. »[1] . Leur but est de pouvoir sortir l'équivalent de deux temps complets au bout de 10 ans sur 200 à 500 ha et d'arriver à un capital total pour le GF d'un à deux millions d'euros. En attendant, ils ont d'autres emplois à côté.


L'idée à commencer à germer en 2012, en 2013 les 8 associés se sont engagés par promesses écrites. Ils ont cherché des forêts à acheter puis ont signé le compromis de vente en même temps que l'écriture des statuts du GF en septembre 2013 sur la base du business plan (voir dossier). Une fois le GF créé la vente est passé sous le nom du GF Avenir Forêt. Il n'a pas été fait appel aux banques et ce n'est pas prévu de le faire dans l'avenir.

 

Ils ont au total 72 hectares de forêt à 4 000€ / hectare en moyenne. Ils ont fait de la veille sur une quinzaine de site Internet pour trouver les forêts et sont aussi passé par des agences.

Ils choisissent des forêts où il y a beaucoup de bois pour pouvoir sortir un revenu dès la première coupe, où il y a des tiges d'avenir et une diversité des essences.


Aurillac : 80% frêne, 20% frênes. Ils peuvent prélever 300m3/ha de bois de chauffage. C'est ce qui permet d'avoir des revenus dès la première coupe.


Limoges : 11 ha, majoritairement du chêne, du châtaignier et quelques résineux. Elle n'était pas chère car elle est difficile à exploiter techniquement et il y a besoin de beaucoup de travaux.


Ussel : 40 ha. Forêt de résineux (douglas, épicés, sapin pectiné). Elle était gérée en futaie irrégulière par l'ONF. Elle est très bien desservie, elle a un beau potentiel.


La sylviculture pratiquée est sur un mode pro silva.


Les forêts seront réévaluées tous les 5 ans par une expertise externe pour réajuster leurs valeurs.


Pour rédiger les statuts ils sont partis des écueils des autres GF et ont mis en place des gardes-fous à ces endroits là :


-Liquidité des produits : permettre aux personnes de partir dès qu'elles le souhaitent. Si un associé sort, c'est le GF qui rachète les parts. Ça évite d'avoir à chercher une nouvelle personne. Cependant il n'est pas possible de sortir lors des 5 premières années.


-Empêcher la multiplication des associés : au fur et à mesure des divorces et des décès des associés peuvent rentrer dans le GF alors qu'ils ne sont pas réellement intéressés. Pour les divorces, une personne s'engage à titre individuel même si elle est mariée sous le régime de la communauté. Le ou la conjoint-e s'engage à l'écrit à ne pas revendiquer les parts en cas de divorce. Pour les décès, les associés s'engagent à ne léguer qu'à un héritier : celui qui est le plus intéressé par la forêt si possible.


-Empêcher la prise de pouvoir dans le GF : Aucun associé ne peut détenir plus de 10 % des parts. L'idée est que les gestionnaires puissent garder la main sur les forêts (Une part sociale = une voix)


De 8 associés la première année, ils sont aujourd'hui une trentaine. Il y a majoritairement deux profils. Les jeunes couples (25-40 ans) qui ont de l'argent et une vision éthique, et les couples plus âgés qui ont une volonté de transmettre quelque chose de concret. Ils ne souhaitent pas aller au delà de 100 associés pour des raisons logistiques et aussi pour pas que ça ne deviennent trop anonyme. Pour avoir d'autres associés, ils font attention au niveau de la communication car il est interdit de faire des appels publics à l'épargne qui toucheraient plus de 80 personnes. Mais maintenant, ils n'ont plus beaucoup de temps à consacrer à la communication, tout se fait par le bouche à oreille. Un associé, pour rentrer dans le GF DOIT détenir au minimum 1000 parts, soit une valeur nominale de 10 000 euros. Les personnes morales sont refusées. « Le GF se limitera à prendre des associés convaincus de la démarche d’« Avenir Forêt » sur le long terme lui permettant de s’assurer un maximum de stabilité de son capital social »[2]

 

L'obstacle est que les propriétaires ne se connaissent pas avant d'intégrer le GF. Il est nécessaire de pouvoir les fédérer pour qu'ils aient de la confiance entre eux, et envers les gestionnaires (Pierre est Susanne). C'est pour ça que lors des AG ils se promènent en forêt, ils montrent le travail réalisé, pour que ce ne soit pas anonyme, mais rassurant.


Pour ce qui est de la mobilisation des bois, les ventes sont aussi bien sur pied qu'en bord de route, en bloc ou à l'unité de produit. Quand ils font de la vente sur pied, ils détaillent énormément le contrat et expriment leurs exigences environnementales, ils sont sur place tout le long du chantier.

Ils ne sont pas fidèles à un acheteur en particulier, car les prix fluctuent beaucoup. Ils vont les choisir au niveau de leurs machines, des bûcherons. Ils ne veulent pas de bûcherons clandestins. Ils payent 20 € / stère  pour l'abattage et le débardage, empilé, rangé.


Quand il y a des revenus ils vont premièrement au payement des gérants et du dividende garanti aux associés (1%), puis il sera décidé en AG si l'argent va pour les dividendes supplémentaires ou pour acheter de nouvelles forêts.

Il envisagent de s'associer avec les riverains pour qu'ils fassent leur bois de chauffe et aussi pourquoi pas une scie mobile pour pouvoir vendre de la planche localement et à des menuisiers. Mais il pense que c'est plus de l'ordre du folklore que du revenu financier pur.

 

Analyse SWOT (Strenght = Forces, Weakness = Faiblesses, Opportunities = opportunités, Threat = menaces)


Forces

-Pierre et Susanne sont des ingénieurs forestiers. Ils sont les co-gérants du GF et font partie des associés.

-Les statuts du GF on été pensés pour protéger les forêts de l'indivision et des prises de pouvoir. Ils sont basés sur les réussites et manquements d'autres GF.

-Ce GF permet à des personnes qui ne connaissent pas ou peu le monde de la forêt d'investir en forêt tout en ayant une sécurité financière et de bonne gestion de la forêt. Elles n'ont pas à se préoccuper des taches administratives, ou de gestion ou même d'exploitation et de commercialisation. Ce GF permet un placement financier dans une valeur refuge qui est gérée soigneusement (forte demande en France).

-Les parts sociales sont réévaluées tous les ans en fonction de l'évolution de la forêt et du marché, la réévaluation est validée par un expert tous les 5 ans

-Les forêts sont très diversifiées (âges, espèces, station...), c'est une sécurité face aux fluctuations du marché des bois.

-Tous les associées adhèrent au projet et font confiance au travail de Pierre et Susanne.

-Ils encouragent des modes d'exploitation respectueux de la dynamique forestière comme le débardage à cheval.

 

 

Faiblesses

-Ils doivent attendre 10 ans avant d'avoir un revenu pour les deux gestionnaires.

-Les associés ne se connaissent pas forcément avant d'adhérer au GF.

-Ils ne sont pas très regardant sur la destination des bois une fois coupés.

-Ils ne veulent pas que ce soit d'autres personnes qu'eux qui prennent de décision sur le mode de gestion bien que les AG peuvent les influencer.

-Les salaires des bûcherons sont corrects bien que pas très élevés (20 € / stère  pour l'abattage et le débardage, empilé, rangé).

 

Opportunités

-Bien que la communication se fasse essentiellement par le bouche à oreille, beaucoup d'associés veulent adhérer (passage de 8 à 30 associés en 2 ans).

-Ils veulent s'insérer dans la filière locale (coupe affouagère, mise en place d'une scie mobile).

 

Menaces

-Le GF prend de l'ampleur rapidement et pourrait submerger les deux gestionnaires par les tâches administratives.

-Ils n'ont pas de liens forts avec les territoires où sont les forêts du GF, il peut y avoir des malveillances de la part de riverains ou des mésusages.

-Les GF n'ont pas le droit de faire appel à épargne, il est nécessaire d'être vigilant sur les modes de communication.

 

Chiffres et dates clés

72 ha de forêt à 4 000 €/ ha en moyenne (frais notariés compris) sur trois forêts distinctes :

Aurillac : 80% frêne, 20% frênes. Ils peuvent prélever 300m3/ha de bois de chauffage.

Limoges : 11 ha, majoritairement du chêne, du châtaignier et quelques résineux. Elle est difficile à exploiter techniquement et il y a besoin de beaucoup de travaux.

Ussel : 40 ha. Forêt de résineux en futaie irrégulière (douglas, épicés, sapin pectiné). Elle est très bien desservie, elle a un beau potentiel.

8 associés à la création du GF en 2013 dont les deux co-gérants, 33 associés de 5 nationalités européennes en 2015.

Il s'est passé un an entre l'idée et le compromis de vente avec les statuts rédigés.

 

Reproductibilité :

GF reproductible pour des personnes qui veulent et qui peuvent être co-gérantes d'un GF de ce type. Il est donc nécessaire d'avoir un bon bagage forestier. Il est facilement reproductible car il n'y a pas d'ancrage territorial au départ, ni besoin de beaucoup de sociétaires pour commencer. Les co-gérants sont tout à fait prêts à aider d'autres personnes qui veulent se lancer dans l'aventure.

 

« En définitive « Avenir Forêt » est un outil innovant pour démocratiser l’accession à la propriété forestière en gardant un contrôle sur une gestion saine et participative de la forêt. À « Avenir Forêt » la technicité est un outil pédagogique au service de la cohésion des associés et des gérants et non un paravent qui maintient le propriétaire à distance. La transparence, la convivialité et la participation sont les maîtres mots de la ligne de conduite que se fixent mutuellement les gérants et les associés afin d’anticiper toute source de désaccord et de les prendre à bras le corps par un dialogue franc et sans ambiguïtés. »[3]

 


GF Avenir Forêt, entretien téléphonique réalisé le 11/06/15 avec Pierre Demougeot


1. Informations de base

Historique

 

Ils sont tous les deux ingénieurs forestiers. Ils étaient mis à l'écart du terrain et ne pouvaient pas faire de gestion forestière car leurs objectifs n'étaient pas purement financiers.

Il n'y a pas vraiment de lien avec le contexte local, car le projet existait déjà avant de trouver les forêts. Ils ont eu un coup de cœur pour la région et les belles forêts.

Ils voulaient monter leur propre activité pour être libres de faire ce qu'ils voulaient, de se séparer du monde du salariat et pour pouvoir vivre de la forêt.

Leur but est de pouvoir sortir l'équivalent de deux temps complets au bout de 10 ans. En attendant, ils ont d'autres emplois à côté.

 

Il n'y avait que 8 associés à la création du GF (eux, la famille, anciens collègues). Puis le nombre d'associé a augmenté grâce au bouche à oreille.

L'idée a commencé à germer en 2012, en 2013 les 8 associés se sont engagés par promesses écrites. Ils ont cherché des forêts à acheter puis ont signé le compromis de vente en même temps que l'écriture des statuts du GF en septembre 2013 sur la base du business plan (voir dossier). Une fois le GF créé la vente est passé sous le nom du GF Avenir Forêt.

 

A la première AG il n'y avait que 10 associés. La forêt achetée a servi de vitrine expliquant le système. Moins d'un an plus tard il y a déjà 30 associés.

 

La première forêt a été achetée grâce à une agence immobilière spécialisée dans la forêt avec qui ils ont fait un partenariat. L'agence faisait indirectement de la communication pour leur GF. Ils ont ainsi levé 60 000 € en plus.

 

Les forêts

Ils ont au total 72 hectares de forêt à 4 000€ / hectare en moyenne

Ils choisissent des forêts où il y a beaucoup de bois pour pouvoir sortir un revenu dès la première coupe, où il y a des tiges d'avenir et une diversité des essences.


Aurillac : 80% hêtres, 20% frênes. C'est une forêt de château qui n'a pas été exploitée depuis 60 ans. Ils l'ont acheté à 3350 €/ ha (tout compris avec frais notariés). Ils peuvent prélever 300m3/ha de bois de chauffage. C'est ce qui permet d'avoir des revenus dès la première coupe


Limoges : 11 ha, majoritairement du chêne, du châtaignier et quelques résineux. 2 600 € : hectare. Elle n'était pas chère car elle est difficile à exploiter techniquement et il y a besoin de beaucoup de travaux. Mais la majorité des travaux seront fait par eux-mêmes. C'est aussi une forêt de château avec des tiges de 18 à 23m de hauteur.


Ussel : 40 ha, 4 700 €/ha. Forêt de résineux (douglas, épicés, sapin pectiné) qui appartenait au Conseil Général. Elle était gérée en futaie irrégulière par l'ONF. Elle est très bien desservie, elle a un beau potentiel.

Les forêts seront réévaluées tous les 5 ans par une expertise externe pour réajuster leurs valeurs.


Chaque année il y a un « calcul maison » de fait pour réévaluer la valeur des forêts avec différents facteurs (possibilité d'envoyer la formule). C'est ce qu'ils appellent la prime d'émission. Ainsi, chaque nouvel associé payera un pourcentage de plus ou de moins à son entrée (la prime ne peut être négative).

Pour acheter les forêts, ils font de la veille sur une quinzaine de site internet (peut m'envoyer les liens)

 

Les fonds des propriétaires sont seulement de l'épargne. Il n'y a aucun intérêt à travailler avec le système bancaires du fait des intérêts.


2. Les propriétaires

Les statuts juridiques

Ils ont été conseillés par des collègues experts, par leur notaire et par le livre de Nicolas Rondeau et des statuts d'un autre GF similaire en Haute marne.

Ils n'ont pas choisi la SEF, car c'est trop financier. Ils ont pensé à la SA, mais il y avait trop de charges et de contrôles. Le GF permet d'avoir des statuts libres.

Il y a des GF à capital fixe ou variable. Ils ont choisi variable afin de pouvoir accueillir de nouveaux associés régulièrement. C'est un GF d'investissement : les gérants peuvent accepter les entrées des nouveaux associées et les AG les valident a posteriori.


Pour rédiger les statuts ils sont partis des écueils des autres GF et ont mis en place des gardes-fous à ces endroits là.

-liquidité des produits : permettre aux personnes de partir dès qu'elles le souhaitent. Si un associé sort, c'est le GF qui rachète les parts. Ça évite d'avoir à chercher une nouvelle personne. Cependant il n'est pas possible de sortir lors des 5 premières années.

-Empêcher la multiplication des associés : au fur et à mesure des divorces et des décès des associés peuvent rentrer dans le GF alors qu'ils ne sont pas réellement intéressés. Pour les divorces, une personne s'engage à titre individuel même si elle est mariée sous le régime de la communauté. Le ou la conjoint-e s'engage à ne pas revendiquer les parts en cas de divorce. Pour les décès, les associés s'engagent à ne léguer qu'à un héritier:celui qui est le plus intéressé par la forêt si possible.

-Empêcher la prise de pouvoir dans le GF : Aucun associé ne peut détenir plus de 10 % des parts. Cela évite les clans, les prises de pouvoir. L'idée est que les gestionnaires puissent garder la main sur les forêts.

Ils n'ont pas fixé des chiffres dans les statuts mis à part les salaires de la gérance, pour pouvoir leur permettre de continuer à faire du bon travail et pour ne pas être dans une relation de patron-salarié (AG patron, gestionnaires salariés).

Il est important d'écrire qu'il est possible de voter par e-mail.


Les personnes

Les personnes morales trop versatiles sont refusées car ils veulent seulement des individus.

Ils sont tous très différents, mais cohérents dans les objectifs. Il y a majoritairement deux profils. Les jeunes couples (25-40 ans) qui ont de l'argent et une vision éthique, et les couples plus âgés qui ont une volonté de transmettre quelque chose de concret. C'est une valeur refuge plus éthique.

Ils sont tous répartis sur le territoire français et même à l'étranger.

L'obstacle est que les propriétaires ne se connaissent pas. Il est nécessaire de pouvoir les fédérer pour qu'ils aient de la confiance entre eux, et envers les gestionnaires (Pierre est Susanne). C'est pour ça que lors des AG ils se promènent en forêt, ils montrent le travail réalisé, pour que ce ne soit pas anonyme, mais rassurant.

C'est un engagement fort pour les associés, car ils s'engagent avec trente autres familles dans une aventure collective sur du patrimoine.

Le gain des associés se fait grâce à la défiscalisation et pas tant grâce au retour sur investissement (100 € par an de dividende minimum garanti pour un investissement de 10000 euros).

L'augmentation du nombre d'associé sera environ à 100, au delà de 100 il y aura trop de contraintes logistique. S'il y a encore d'autres associés il sera possible de créer un autre GF.

Ils se sont demandés avec les associés s'ils voulaient aussi intégrer les personnes redevables de l'ISF afin d'atteindre rapidement la somme pour les 200 à 500 hectares. Mais finalement ça ne les intéresse pas d'avoir des associés très fortunés et exigeant et pour qui le beau n'est pas très important. Eux veulent des associés pour qui une belle forêt compte aussi. « Le beau ne passe pas dans la valeur monétaire ».

Difficulté à gérer parfois, car le GF grandit vite, aujourd'hui ils cherchent une forêt de 50 hectares d'un seul tenant à acheter.

 

3. Les usages

Travaux et récolte de bois

Ils ne veulent pas engager un exploitant forestier, ni avoir de contrat d'approvisionnement car c'est trop de difficulté.

Pour les travaux, ils veulent bien payer d'avantage un bûcheron pour qu'il fasse du bon travail, favoriser des bonnes pratiques environnementales (débardage à cheval) mais ils ne veulent pas les intégrer dans la gestion du GF.

Les ventes de bois sont aussi bien sur pied qu'en bord de route, en bloc ou à l'unité de produit. Quand ils font de la vente sur pied, ils détaillent énormément le contrat et exprime leurs exigences environnementales, ils sont sur place tout le long du chantier. Possibilité d'envoyer contrat.

Ils ne sont pas fidèles à un acheteur en particulier, car les prix fluctuent beaucoup. Ils vont les choisir au niveau de leurs machines, des bûcherons. Ils ne veulent pas de bûcherons clandestins. Ils payent 20 € / stère  pour l'abattage et le débardage, empilé, rangé

Quand il y a des revenus ils vont premièrement au payement des gérants et du dividende garanti aux associés (1%), puis il sera décidé en AG si l'argent va pour les dividendes supplémentaires ou pour acheter de nouvelles forêts.

 

4. Autres activités sur le lieux

La récolte des produits forestiers non ligneux sont des bonus pour les associés.

Ils voulaient faire une forêt pédagogique, mais c'est trop problématique et ils n'ont pas la disponibilité pour le faire.

Ils veulent s'associer avec les habitants locaux pour qu'ils fassent leur bois de chauffe et aussi pourquoi pas une scie mobile pour pouvoir vendre de la planche localement et à des menuisiers. Mais c'est plus de l'ordre du folklore que du revenu financier pur.

Les associés apportent des idées, comme un camping en forêt ou un cimetière ; on s'engage à ne pas couper l'arbre en échange d'une concession.


5. Gouvernance

Considère que c'est normal d'avoir une part = une voix.

Le curseur des prises de décision se situe plutôt sur les quorums ( ¾ des voix pour les prises de décisions importantes, comme le changement de gérance).

Ce sont les gérants qui prennent toutes les décisions ordinaires et techniques. En AG sont prises les décisions comme la prime d'émission, le tarif de défraiement, les grandes orientations, les allocations des ressources...

 

7. Territoire et communication

Ils communiquent avec leur site internet et les réseaux sociaux pour faire connaître le groupement, aussi dans les radios, les foires forestières et les journaux locaux. Ils se sont fait référencer dans les annuaires, et sont très bien placés sur les moteurs de recherche internet.

Mais ils font attention au langage de la communication car il est interdit de faire des appels publics à l'épargne qui toucheraient plus de 80 personnes (lois d’avant Internet).

Mais maintenant, ils n'ont plus beaucoup de temps à consacrer à la communication, tout se fait par le bouche à oreille.

 

Bonus

Ils sont prêts à aider des personnes à monter ce même type de GF surtout si c'est pas trop loin.



[1]    Business plan du GF Avenir Forêt, disponible sur le site : http://www.avenirforet.com/présentation/business-plan/

[2]    Idem

[3]    Idem

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mer.

01

juil.

2015

Dépollution de la forêt d'Ussel par l'extraction d'un ancien silo à gravier

Une ancienne carrière dont l'exploitation s'est terminée en 1930 est incluse dans notre forêt d'Ussel. Nous y avons découvert un ancien silo à gravier et nous avons décidé de mobiliser un spécialiste de la récupération de métaux afin de l'extraire et donc de dépolluer le site.

Grâce au savoir-faire et à la technique impressionnante de l'entreprise "SAS Laporte Récupération" nous avons pu réaliser cette opération qui nous tenait à cœur. Encore merci à eux pour leur professionnalisme, leur bonne humeur et leur générosité.

Aux termes d'une opération de plusieurs heures, ils ont pu embarquer les 1,6 tonnes de ce silo et l'orienter vers les circuits de recyclage (fonderies du sud de l'Europe).

Voici une vidéo résumant le chantier et quelques photos.

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ven.

19

juin

2015

Le petit écho de la forêt parle d'Avenir Forêt

La radio associative locale du Lot, Antenne d’Oc, s’est intéressée au groupement forestier Avenir Forêt par l’intermédiaire de son spécialiste des forêts, Yann Clément.

Yann est le technicien du centre régional de la propriété forestière de Midi-Pyrénées (CRPF) qui s’occupe du Lot.


Son enthousiasme communicatif et son ouverture d’esprit lui permettent d’animer tous les mois « Le petit écho de la forêt » qui transporte ses fidèles et nombreux auditeurs sous les canopées de toutes feuilles.


Ces émissions sont toutes téléchargeables ici et nous vous présentons ci-dessous l’extrait de celle de mai 2015 nous concernant.

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ven.

15

mai

2015

Avenir Forêt à l'honneur par une fiche action de l'initiative ClimAcop21 (AgroParistech)

Fiche action climAcop21 Avenir Forêt
La fiche action est téléchargeable ici.
fiche-projet-climacop21-avenir-foret.pdf
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mer.

29

avril

2015

Une ingénieure stagiaire de l'école AgroParisTech nous assiste pendant un mois

Lisa CHENERIE, ingénieure en première année de l'école d'ingénieur généraliste des sciences du vivant "AgroParisTech" a effectué son stage en entreprise d'un mois au sein du groupement forestier Avenir Forêt. Ainsi elle a pu nous aider à réaliser des enrichissements et des martelages au sein de la forêt d'Aurillac. Merci à elle pour son courage, ses capacités d'adaptation et sa bonne humeur. Nous publieront son rapport dès qu'elle l'aura rédigé.

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sam.

28

mars

2015

Interview par Martin Méheust pour l'université de Bordeaux

Martin Rollet-Méheust, étudiant en licence de biologie à l'université de Bordeaux, nous a sollicité pour une interview sur nos parcours, le groupement forestier Avenir Forêt et la foresterie en général. Il a produit un dossier dans la cadre du module "Ouverture professionnelle" qui est téléchargeable ci-dessous.

Rapport Pierre ROLLET-MEHEUST Ouverture professionnelle 2015
rapport rollet meheust.pdf
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mer.

11

mars

2015

Interview sur le site l'Yonne l'autre

Quelles forêts pour demain ?
Interview des gérants du groupement forestier écologique « Avenir Forêt »

 

http://yonnelautre.fr/spip.php?article8511

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mar.

03

mars

2015

Le prix moyen des bois en forte augmentation: +10% en 2014 (source:ONF)

Ces indices sont calculés sur les ventes des forêts publics gérées par l'office nationale des forêts : forêts domaniales appartenant à l’État, forêts communales, forêts des collectivités territoriales (départements, régions) et les forêts des établissements publics.

Par "bois" ici il faut comprendre "troncs ou arbres coupés", vendus "sur pied", c'est à dire avant qu'ils ne soient abattus. Ainsi dans ce mode de vente l'exploitation est à la charge de l'acheteur qui doit organiser la coupe (abattage), sortir les troncs de la forêt jusqu'à la route (débardage) où les grumiers (camions transporteurs de troncs d'arbres) pourront les charger pour les amener à la scierie. L'acheteur peut-être un intermédiaire ou le scieur directement. L'exploitant forestier qui fait travailler les bûcherons et/ou possède les machines nécessaires (abatteuse, porteur voir photos et vidéos ci-dessous) réalise le chantier à son compte si il achète la coupe ou en sous-traitance pour le compte d'un scieur ou d'un autre intermédiaire (courtier en bois, coopératives forestière, etc).

Par opposition la vente "bord de route" consiste en une vente de bois déjà abattus et débardés par le propriétaire. D'autres variantes sont possibles avec des ventes "en bloc" c'est à dire avec une estimation forfaitaire de la valeur des arbres à couper ou encore "à l'unité de produit" où les arbres sont vendus selon un prix détaillé en fonction des diamètres, des essences et des qualités. Puis les tas de bois sont mesurés une fois en bord de route triés par "produit" avant qu'ils soient chargés sur le camion grumier.

Prix moyen des bois vendus sur pied (ONF)
Le prix des bois a augmenté de près de 10% en 2014.
methode onf 2014.pdf
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Abattage manuel d'un arbre imposant par un bucheron.

Abattage avec bucherons et débardage au skidder

Abatteuse pour abattre, ébrancher, couper les arbres et trier les billons selon les longueurs des produits demandés

Débarder les arbres grâce à un cheval de trait

Débardage au skidder

Porteurs pour débarder les bois
Quelques photos de porteurs (avec parfois des chaines sur les pneus appelées "tracks") qui permettent de débarder les bois de la parcelle forestière jusqu'à la route. Certains sont plus lourds et plus puissants que d'autres. Afin d'impacter le moins possible les sols nous favorisons les porteurs relativement plus "légers" à 8 roues en les faisant débardant toujours par les mêmes "trajets" appelés "cloisonnements" ou "chemins d'exploitation". Les bûcherons dans la mesure du possible abattent les arbres en épi vers les cloisonnements afin que les porteurs puissent s'en saisir et les charger dans leur "panier" en évitant de quitter ces itinéraires préférentiels. Dans le cas de l'utilisation d'une abatteuse, elle peut tout en utilisant les mêmes cloisonnements, disposer les branches des arbres qu'elle coupe devant son cheminement afin de répartir la charge et de minimiser le tassement du sol.

Les camions-grumiers qui chargent et transportent les troncs d'arbres jusqu'à la scierie.

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mer.

25

févr.

2015

Participation à "Alternatiba 89"

Nous avons accepté l'invitation d'un ami à participer aux rencontres des alternatives "Alternatiba 89" qui se dérouleront le 4 juillet à Joigny dans l'Yonne. Nous aurons la chance d'intervenir dans la table ronde sur la forêt et tiendront aussi un stand toute la journée.

Lien vers la présentation de la Table ronde sur la forêt.

L'enregistrement et le compte-rendu de cette table ronde ci-dessous.
http://yonnelautre.fr/spip.php?article9272

https://www.mixcloud.com/Yonnelautre/foret-40715/


Hélas, nous avons du y renoncé en dernière minute.

Voici une vidéo de rattrapage qui y sera diffusée en introduction de la table ronde.

Interview aux organisateurs d'Alternatiba89:

Pierre Demougeot, vous faites la promotion d'Avenir Forêt. De quoi s'agit-il?

 

Avenir Forêt est un groupe de particuliers qui ont mis de l’argent en commun afin d’acheter des forêts et de les gérer de manière écologique. Ce groupe s’est construit sous l’impulsion de Pierre DEMOUGEOT et Susanne BRAUN, couple franco-allemand d’ingénieurs forestiers. Ainsi Avenir Forêt pratique une sylviculture qui évite de passer par un stade de « coupe rase » ou « coupe à blanc » et mets en œuvre un cahier des charges techniques afin de préserver les sols, la diversité et les écosystèmes (1). Concrètement Avenir Forêt réalise la gestion des forêts comprenant les inventaires (réalisation des plans de gestion), les martelages (marquages des arbres à couper), l’organisation des chantiers (coupes, pistes, etc) et la vente des bois aux scieries.

Crée fin 2013, Avenir Forêt connaît un succès certain avec aujourd’hui plus d’une trentaine d’associés, 500 000 euros de capital social et 70 hectares de forêts réparties entre le Limousin et l’Auvergne. Avenir Forêt est juridiquement constitué en tant que « groupement forestier » soit une société civile immobilière à but non commercial. Ceci comprend des parts sociales, des assemblées générales et la gérance assurée par les fondateurs. Nous sommes actuellement à la recherche d’une quatrième forêt à acheter.

Les associés partagent tous une vision éthique de leur investissement dans une richesse réelle qu’ils maîtrisent et qui est bonne pour l’environnement. Au-delà, des défiscalisations, des objectifs de transmission et de diversification de leurs patrimoines dans un placement « refuge » peuvent s’ajouter et fondent la plupart des motivations des associés pour faire partie du groupement.

D’un point de vue social, Avenir Forêt constitue une alternative citoyenne à l’industrialisation systématique de la filière forêt-bois qui poussent certains propriétaires à se désintéresser de leurs forêts par défaut ou par dépit suite à de mauvaises expériences avec des acteurs de la filière (coopératives, exploitants, etc). Ce mode d’achat et de gestion collectif de forêts est reproductible par d’autres. Avenir Forêt participe activement au réseau pour les alternatives forestières(2) (RAF) qui fédèrent au niveau national les acteurs alternatifs du secteur forestier.

Sur un plan plus large, Avenir Forêt a aussi été crée dans un esprit de démocratisation et de réappropriation conviviale de l’accès à la propriété forestière pour des personnes qui ne pourrait pas le faire seules techniquement ou financièrement. Le groupement mets donc l’accent sur des rencontres annuelles en forêt et sur le site Internet (www.aveniforet.com) qui sont le support à une transparence et à une vulgarisation de la sylviculture écologique envers les associés.

(1) Cahier des charges :

http://www.avenirforet.com/pr%C3%A9sentation/cahier-des-charges/

 

Sylviculture écologique :

http://www.avenirforet.com/2015/01/28/la-sylviculture-irr%C3%A9guli%C3%A8re-une-gestion-foresti%C3%A8re-%C3%A9cologique/

 

(2) http://www.reseau-relier.org/La-charte-du-RAF

 

Les tenants d'une sylviculture bien plus mécanisée et plus industrialisée dénoncent une sous-utilisation de la forêt française, une balance commerciale négative en ce qui concerne le bois sciage, une possibilité de création d'emplois dont on se priverait. Que leur répondez-vous?

 

D’abord ces personnes représentent clairement l’aval de la filière c’est-à-dire la transformation du bois (scieurs, papetiers, coopératives qui sont liées à eux, etc). Ils agissent à des échelles de temps beaucoup plus restreintes (le marché du bois varie sur quelques années) que l’amont de la filière (gestionnaires forestiers) qui travaille sur 50-150 ans. De ce fait ils réclament plus de bois pour alimenter leurs outils de production qui devraient selon eux être toujours plus imposants afin d’être plus efficaces et plus compétitifs. Cela est vrai pour les scieries, les unités de bois énergie ou encore les papetiers. Pour autant ce sont des affirmations d’administrateurs qui oublient à dessin que 25% des forêts françaises sont des très petites parcelles (moins de 4 ha) (1) qui sont de facto des réserves intégrales du point de vue des bois car non gérées par leur propriétaires. Le coût de transaction pour chercher et motiver ces propriétaires pour couper leurs bois est énorme et personnes ne veut ni ne peut actuellement le payer. Du coup ces discours sont des éternelles lamentations des gros transformateurs, mendiant des subventions et se répétant de loi forestière en loi forestière tous les dix-quinze ans. La très mauvaise réputation des acteurs de la filière qui « détruisent les chemins font des ornières de 50 cm et arnaquent les particuliers qui n’y connaissent rien » participe également à cet état de fait.

(1) http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/primeur306.pdf

 

 

Quelles doivent être selon vous les principales raisons de renoncer aux mauvaises pratiques de sylviculture actuelles ?

 

Les raisons principales sont la préservation des sols forestiers donc des écosystèmes forestiers qui sont le vrai capital productif dont nous disposons et qui assurent la bonne qualité des eaux souterraines. Je vais développer cet aspect dans le paragraphe ci-dessous. D’autres raisons plus court termistes sont également importantes : une meilleure résistance aux aléas climatiques et sanitaires. Il suffit de constater les dégâts beaucoup plus importants qui sont constatés dans les monocultures lors des tempêtes (Klaus, 1999) ou lors d’attaques d’insectes xylophages comme les scolytes. Ce sont des principes évidents du point de vue de la science écologique que les humains n’ont pas encore intégrés dans leurs pratiques principalement guidées par l’efficacité technique à court terme. Mais la forêt est un domaine qui se réfléchit à 50-100 ans et nous devrions faire preuve de plus de bio-mimétisme dans nos pratiques.

 

« Imiter la nature, hâter son œuvre. » Louis Parade (1802-1865), Directeur de l’école nationale des eaux et forêts de Nancy.

 

Une forêt est un écosystème très riche du fait du grand potentiel d’habitats qu’il possède. En effet, les arbres qui le structurent permettent à cet écosystème de se développer en hauteur sur plusieurs dizaines de mètres. Donc le volume et la diversité des habitats disponibles pour les différents organismes vivants (végétaux, animaux, champignons, bactéries, etc) sont d’autant plus grands. Comme la plupart des écosystèmes terrestres, son véritable capital est son sol (« terre » présente entre la roche et la surface) qui fait figure de réserve de matière organique et lui fourni une résistance aux éventuels accidents qui peuvent survenir (incendie, tempête, sècheresse). Ce sol qui peut parfois mettre des milliers d’années à s’accumuler, a besoin pour se maintenir en bon état de la végétation qui le recouvre. Ainsi les racines tiennent le sol, les végétaux et les feuilles le protègent du ruissellement et de l’érosion, la forêt maintien un microclimat sous la canopée des arbres. En effet, en forêt il ne fait jamais vraiment sec et il n’y a jamais vraiment de vent.

 

Après cette introduction très simplifiée de ce qu’est un écosystème forestier, vous comprenez facilement l’importance cruciale de garder constamment des arbres sur pied sur une parcelle forestière et de ne jamais « mettre à nu » le sol forestier. C’est-à-dire de ne jamais avoir de période où tous les arbres sont coupés (« coupe rase » ou « coupe à blanc »). Cette pratique est extrêmement nuisible bien que transitoire. Vous imaginez bien qu’entre « avant » et « après » cette coupe, l’écosystème est radicalement détruit et souvent complètement remplacé par un écosystème différent et pas forcément adapté. Par exemple cela peut-être une plantation pure de résineux sur une grande surface (uniquement des arbres de la même espèce de pin). Certes d’autres espèces d’êtres vivants s’y trouveront fort aise mais la diversité et le sol s’en trouveront très affaiblis.

 

Ce modèle productiviste consiste dans le pire des cas à couper tous les arbres sur une grande surface, à détruire les souches, à broyer le sol sur 20 cm, à planter en ligne des plants (petits arbres) élevés en pépinière puis à entretenir (broyer) régulièrement entre les lignes de la plantations, etc. Ce modèle est donc évidemment très créateur d’emploi (à chaque étape) et est logiquement très largement promu. Il est à noter tout de même que ce modèle à été banni dans les forêts publiques allemandes depuis plus de 20 ans…

 

 

Votre résistance, votre alternative, n'est-elle pas vaine ? Ou au contraire, pensez-vous que nous pouvons espérer faire front et sauver nos forêts, si peu que nous nous mobilisions ?

 

Avenir Forêt est une expérience reproductible et n’importe quel groupe de particuliers peut travailler avec un professionnel ayant une sensibilité écologique pour gérer la forêt qu’ils auraient acheté. Nous-mêmes et d’autres acteurs disponibles dans le réseau des alternatives forestières (RAF) sont prêts à les conseiller et les aiguiller vers des personnes ressources compétentes et sensibles à l’écologie. De manière encore plus simple, tous les propriétaires de forêts actuels pourraient très bien demander à leur gestionnaire d’éviter les coupes rases et de suivre un cahier des charges comme il en existe avec les certifications « Forest Stewardship Council » (FSC) par exemple. Depuis près de 10-20 ans tous les ingénieurs et techniciens forestiers formés en France sont parfaitement capables de mettre en œuvre une gestion dite « écologique » de la forêt. Souvent c’est bien le manque d’intérêt qui laisse le champ libre à des acteurs peu scrupuleux et une fois les arbres coupés il est trop tard pour s’en soucier… Les propriétaires sont souverains et peuvent tout à fait changer les choses à condition de s’y intéresser.

En ce qui concerne les forêts françaises :

-          30% sont sous gestion publique (forêts domaniales de l’état ou communales) et même si la pression financière est terrible sur les agents de l’Office nationale des forêts (ONF), il faut reconnaître que cette partie de la forêt est globalement bien gérée et que les principes écologiques diffusent progressivement dans l’ensemble de l’administration et deviennent la norme.

-          25% sont des forêts de moins de 4 ha qui sont pour la plupart à l’abandon car trop petites pour être rentables à exploiter, ce qui crée de facto une mosaïque de parcelles assimilables à de la réserve intégrale du point de vue des coupes. Ceci produit une inertie et un maillage sur tout le territoire qui est à mon sens très positif pour les écosystèmes, les habitats et la biodiversité en général.

-          45% restants sont effectivement gérés de manière discutable sur le plan écologique. Pour autant ce sont aussi ces parcelles regroupant une certaine surface qui sont les plus susceptibles de voir leur gestion changer avec l’arrivée d’une génération de propriétaires « héritiers » plus intéressés et sensibilisés par l’écologie. Les centres régionaux de la propriété forestière (CRPF) ont des techniciens sur tout le territoire qui peuvent aussi les aiguiller vers des démarches respectueuses des écosystèmes. Il est à noter que des phénomènes contre intuitifs se produisent actuellement avec par exemple un fort lobby de certains papetiers pour convertir les propriétaires à la certification FSC du fait de la forte demande des marchés d’Europe du nord.

-          A cela on peut rajouter de grandes surfaces de « pseudo-forêts » comme les Landes ou le plateau de Millevaches qui sont des espaces originellement non forestiers et où le « combat » pour la biodiversité est somme toute assez relatif. C’est un grand débat que je ne vais pas aborder en profondeur ici sur la « naturalité » de ces espaces.

 

Voilà pourquoi de mon point de vue il y a beaucoup de raisons de voir le futur de la forêt française de manière positive. Il y a certes beaucoup de choses à améliorer mais certainement pas une « forêt française à sauver ».


La forêt pourra-t-elle « tenir » face aux changements climatiques et quelles seraient les meilleures façons de l'y aider ?

Le mieux pour faire face à d’éventuels changements climatiques à la hausse ou à la baisse est de disposer d’écosystèmes résistants ou résilients. Pour ce faire il faut que les essences forestières soient adaptées à leur terrain (au sol/ au climat) pour faire face à la sécheresse par exemple, les inondations fréquentes, des gelures, la neige etc. Cela nécessite une connaissance des terroirs (géologie, pédologie, climatologie, végétation, hydrologie, etc.) pour favoriser les bonnes essences, les plus proches d’un écosystème naturel (sans impact de l’être humain). Le but est d’obtenir des écosystèmes fonctionnels et relativement diversifiés au niveau des essences d’arbres et des habitats. En effet une grande biodiversité composant des peuplements d’arbres mélangés permet d’avoir un volant de possibilités plus large en terme de sylviculture pour réagir face à des changements climatiques et à leurs éventuelles conséquences sanitaires sur la prolifération de maladies ou de ravageurs. Les individus d’espèces autochtones issus de régénération naturelle sont des patrimoines génétiques précieux qui ont interagit avec leur environnement durant leur histoire génétique et durant leur croissance.


Peut-on encore rejoindre Avenir Forêt et comment ? Aidez-vous à la formation des personnes motivées d'autres régions et comment ?

Avenir Forêt est ouvert aux particuliers qui adhèrent aux principes et à l’état d’esprit du groupement. Pour entrer au capital il suffit de visiter le site Internet (www.avenirforet.com) et d’y prendre contact avec nous. Nous serions enchanter de pouvoir conseiller d’autres personnes ou structures similaires.  Le cadrage juridique par exemple peut être subtil à rédiger selon les situations (nos statuts sont en libre accès sur le site). De même le monde de la forêt en tant qu’écosystème ou en tant que filière professionnelle nécessite quelques bases pour se lancer en évitant des écueils classiques. Pour l’instant nous témoignons de notre expérience en espérant stimuler des envies. Cela peut prendre place dans le cadre familial, associatif ou encore au sein d’un groupe d’amis. Nous nous occupons également des forêts pour d’autres propriétaires forestiers qui souhaitent que leur forêt soit gérée de manière écologique. A termes nous avons le projet sur demande de réaliser des formations forestières multiapproches d’un week-end à destination de particuliers ou de personnes souhaitant se lancer dans un projet forestier.

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lun.

23

févr.

2015

Réalisation d'une piste forestière dans la forêt de Limoges

Aux termes d'un chantier d'une grosse semaine faisant intervenir la gérance et un excellent et sympathique entrepreneur local de travaux publics, le groupement forestier Avenir Forêt a doté sa forêt de Limoges d'une piste forestière de 1,2 km. Cet investissement permettra un exploitation des bois sur l'ensemble des parcelles et constitue une desserte de qualité et cohérente. Cette fois encore l'élagage préalable et le suivi/assistance permanent du chantier par la gérance a permis de faire baisser les coûts et d'obtenir un travail fin et répondant précisément aux attentes du groupement. Cet ouvrage a bénéficié des conseils et d'un financement partiel par les services de l'état (DDT) dans un objectif de dynamisation de la sylviculture feuillue mélangée en Limousin. Ce partenariat devrait se prolonger lors de la première exploitation au travers de l'Adeli et d'un contrat "amélioration feuillue".

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mer.

28

janv.

2015

La sylviculture irrégulière : une gestion forestière écologique

Une proposition nous a été faite de publier un article sur l'annuaire d'articles Dmoz. Pour y répondre, nous avons rédigé un texte pour expliciter notre choix de favoriser la sylviculture irrégulière comme mode de gestion écologique des forêts. Ceci nous a permis de formuler clairement nos visions scientifiques et techniques en faisant un effort de vulgarisation. Cet article vient d'être accepté par le comité de relecture de Dmoz et nous vous le proposons ci-dessous. Il est ici agrémenté de différentes photos de futaies irrégulières.

http://www.dmoz.fr/economie/la-sylviculture-irreguliere-une-gestion-forestiere-ecologique/

La sylviculture irrégulière : une gestion forestière écologique.

Une forêt est un écosystème très riche du fait du grand potentiel d’habitats qu’il possède. En effet, les arbres qui le structurent permettent à cet écosystème de se développer en hauteur sur plusieurs dizaines de mètres. Donc le volume et la diversité des habitats disponibles pour les différents organismes vivants (végétaux, animaux, champignons, bactéries, etc) sont d’autant plus grands. Comme la plupart des écosystèmes terrestres, son véritable capital est son sol (« terre » présente entre la roche et la surface) qui fait figure de réserve de matière organique et lui fourni une résistance aux éventuels accidents qui peuvent survenir (incendie, tempête, sècheresse). Ce sol qui peut parfois mettre des milliers d’années à s’accumuler, a besoin pour se maintenir en bon état de la végétation qui le recouvre. Ainsi les racines tiennent le sol, les végétaux et les feuilles le protègent du ruissellement et de l’érosion, la forêt maintien un microclimat sous la canopée des arbres. En effet, en forêt il ne fait jamais vraiment sec et il n’y a jamais vraiment de vent.

 

Après cette introduction très simplifiée de ce qu’est un écosystème forestier, vous comprenez facilement l’importance cruciale de garder constamment des arbres sur pied sur une parcelle forestière et de ne jamais « mettre à nu » le sol forestier. C’est-à-dire de ne jamais avoir de période où tous les arbres sont coupés (« coupe rase » ou « coupe à blanc »). Cette pratique est extrêmement nuisible bien que transitoire. Vous imaginez bien qu’entre « avant » et « après » cette coupe, l’écosystème est radicalement détruit et souvent complètement remplacé par un écosystème différent et pas forcément adapté. Par exemple cela peut-être une plantation pure de résineux sur une grande surface (uniquement des arbres de la même espèce de pin). Certes d’autres espèces d’êtres vivants s’y trouveront fort aise mais la diversité et le sol s’en trouveront très affaiblis.

 

Ce modèle productiviste consiste dans le pire des cas à couper tous les arbres sur une grande surface, à détruire les souches, à broyer le sol sur 20 cm, à planter en ligne des plants (petits arbres) élevés en pépinière puis à entretenir (broyer) régulièrement entre les lignes de la plantations, etc. Ce modèle est donc évidemment très créateur d’emploi (à chaque étape) et est logiquement très largement promu. Il est à noter tout de même que ce modèle à été banni dans les forêts publiques allemandes depuis plus de 20 ans…

 

Avec ces éléments à l’esprit nous arrivons donc à aborder ce que peut-être une sylviculture (culture des arbres) écologique. Nous précisons tout de suite que nous sommes très pragmatiques, absolument pas dogmatiques et tout à fait intéressés par le rendement de la forêt afin d’en vivre (rendement toujours faible dans l’absolu en comparaison avec d’autres secteurs : TRI(1)~2 et 4%). Il n’est pas ici question de « naturalité » de la forêt, l’immense majorité des forêts d’Europe est fortement marquée par la main de l’homme et depuis plusieurs siècles. Ce mode de gestion l’assume complètement.

 

Ainsi nous appliquons dans la mesure du possible une sylviculture qui tient compte du fait que le vrai capital productif de la forêt est l’écosystème et le sol. Nous récoltons donc progressivement les arbres en ayant en permanence un couvert forestier présent. Pour ce faire il faut donc à termes disposer d’arbres de toutes les tailles simultanément : arbres de quelques années appelés « semis » qui forment « la régénération naturelle », de jeunes arbres de quelques dizaines de cm de diamètre, d’arbres moyens de 30 à 50 cm de diamètre et ainsi de suite jusqu’à 80 cm de diamètre. Cette taille est la limite acceptée par la plupart des installations des scieries françaises. Ces arbres peuvent êtres répartis selon une mosaïque de surfaces de 0,5 hectares par exemple (carré de 70 mètres de côté) ou encore complètement mélangés (« pied à pied »). L’ensemble de ces modes de gestion sont appelés « futaie irrégulière », la futaie désignant l’ensemble des arbres et irrégulière précisant qu’ils sont d’âges différents. Ceci s’oppose à la « futaie régulière » décrite précédemment dans le modèle productiviste où tous les arbres ont le même âge puisque tous plantés en même temps. La gestion en futaie irrégulière permet de toujours garder un couvert forestier et un écosystème fonctionnel avec une intégrité et une résilience forte. A cela il est possible de rajouter quelques ficelles du métier et quelques bonus : canaliser le passage des machines (porteurs et débardeurs qui viennent ramasser les troncs abattus pour les amener en bord de route) sur des tracés balisés et fixes (chemins d’exploitation ou cloisonnement) afin de tasser les sols sur des surfaces les plus réduites possibles ; intervenir en temps secs pour réduire ces tassements ; garder des arbres morts au sol et sur pied qui servent de réserves d’eau et de biodiversité. Il est clair que ces modes de gestion sont techniquement plus complexes et nécessitent des personnels formés. Pour autant toutes les nouvelles générations de techniciens forestiers français sont capables de le faire.

 

Même sur le court terme les rendements de ce mode irrégulier de gestion sont au moins aussi productifs voir plus que la méthode dite « productiviste »(2). Cela se comprend intuitivement par le fait que la croissance des arbres est dépendante de l’énergie lumineuse qu’elle reçoit (photosynthèse). La surface de réception de la canopée d’une futaie régulière est plate et est donc moins importante que celle d’une futaie irrégulière présentant des creux et des bosses. De plus les risques sont moindres car la monoculture est structurellement fragile face aux tempêtes comme en 1999 (risque climatique) et biologiquement risquée car elle attire les ravageurs (risque sanitaire). La sylviculture « écologique » réduit fortement les investissements au départ, ce qui lui permet largement de rivaliser en rentabilité finale. Au-delà de tous ces arguments techniques et économiques, une forêt est d’abord et surtout un bel endroit où l’on aime se promener et où l’on se sent bien, un écosystème vivant auquel on s’attache.


(1)       TRI : Taux de Rentabilité Interne (d’un placement) = pourcentage de bénéfice annuel     par rapport au capital investi

            http://fr.wikipedia.org/wiki/Taux_de_rentabilit%C3%A9_interne

 

(2)       http://www.crpf.fr/Bretagne/pdf-information/Futaie-irreguliere.pdf
            http://www.agroparistech.fr/coursenligne/sylviculture/Jardinage.pdf

 

Lien : www.avenirforet.com

Nous pouvons ajouter que les forêts en photos présentent des futaies irrégulières dites "pied à pied". Ce type de forêt est l'objectif de la conversion des forêts de Limoges et d'Aurillac qui sont actuellement des futaies régulières. La forêt d'Ussel est déjà une futaie irrégulière mosaïque dont la structure sera conservée.

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lun.

15

déc.

2014

Interview avec Véronique Dassié (CNRS) sur notre "engagement pour la nature"

Véronique Dassié, anthropologue chargée de recherche à l'institut d'ethnologie méditerranéenne, européenne et comparative (CNRS) d'Aix en Provence a souhaité nous rencontrer. Elle siège également au conseil d'administration du groupe d'histoire des forêts françaises. Dans le cadre de son futur programme de recherche sur "l'engagement vis-à-vis de la nature et de l'environnement", nous avons réaliser un entretien sur le groupement forestier Avenir Forêt qui participe aux visions alternatives de la forêt en France. Elle viendra également en tant qu'observatrice lors de notre prochaine assemblée générale afin de recueillir des témoignages et de suivre l'avancée du projet. Une belle rencontre qui nous a permis de nous questionner sur certaines facettes de notre motivation et des origines d'avenir forêt.

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mar.

02

déc.

2014

Achat de notre troisième forêt : 33 ha de résineux mélangés en futaie irrégulière à Ussel (Corrèze)

C'est avec une grande joie que nous avons signé l'achat de la troisième forêt du groupement forestier Avenir Forêt. Cette signature a eu lieu le 1er décembre 2014 dans les locaux du conseil général de la Corrèze à Tulle (vendeur) en présence entre autres de notre notaire et de M. Martini (vice président du conseil général de la Corrèze).

Cette belle forêt de 33 ha de résineux mélangés (avec quelques petites poches de feuillus diffuses) en futaie irrégulière (arbres de différents âges) nous permet d'équilibrer notre panier actuel de forêts en termes d'essences. De plus, elle est extrêmement bien desservie et a été très bien gérée et exploitée de manière respectueuse des sols par l'Office nationale des forêts depuis 1981. Nous allons rencontrer la personne de l'ONF qui s'en occupait afin de prendre sa suite en termes de gestion écologique et de récupérer des informations.

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dim.

26

oct.

2014

Avenir Forêt participe à une sortie avec l'association "forêts sans âge"

 

Les gérants du groupement forestier Avenir Forêt ont participé à une journée d'échanges avec des membres de l'association "Forêt sans âge" basée à Nontron en Dordogne. Cette journée a été l'occasion de discuter martelage sur le terrain avec plusieurs parcelles, de partager un déjeuner riche en rencontres et en saveurs locales ainsi que la présentation d'un scientifique sur l'écologie forestière. Cette association a parmi ses projets de travailler localement sur des initiatives en lien avec le bois-bûche.

 

groupement forestier Avenir Forêt avec forêt sans âge
groupement forestier Avenir Forêt avec forêt sans âge
groupement forestier Avenir Forêt avec forêt sans âge
groupement forestier Avenir Forêt avec forêt sans âge
groupement forestier Avenir Forêt avec forêt sans âge
Programme de la journée.
Programme de la journée.
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sam.

11

oct.

2014

Le plan de gestion 2014-2034 de la forêt de Limoges est agréé

 

Le document qui planifie les actions à mener (pistes, coupes de bois, etc) sur les différentes parcelles de la forêt de Limoges a été agrée pour la période 2014-2034. En effet, le Centre régional de la propriété forestière (CRPF) du Limousin a validé notre Plan simple de gestion (PSG) qui certifie que nous allons mener une gestion forestière durable. Ce document est obligatoire pour les forêts de plus de 25 ha d'un seul tenant, ce qui n'est pas le cas sur cette forêt de 10ha. Néanmoins le groupement forestier Avenir Forêt s'engage sur le plan écologique et a donc mené à bien la réalisation volontaire et la validation de ce document essentiel pour bien gérer une forêt.

Savoir lire une canopée pour favoriser l'arbre d'avenir en enlevant ceux qui le gène.
Savoir lire une canopée pour favoriser l'arbre d'avenir en enlevant ceux qui le gène.
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